Pour Le Figaro, la France a grand besoin de spécialistes pour lutter contre les menaces sur la sécurité des entreprises. Cet article déplore la montée en puissance des attaques de hackers, espions, et arnaqueurs en tous genres, désormais démultipliés par la puissance du cyberespace.
L’intelligence économique et ses formations sont un des fers de lance de la lutte contre ces menaces. Concrètement, tout au long de leur scolarité, les étudiants de l’EEIE mènent à bien de nombreuses missions de sécurité économique commandées par les entreprises, et qui font appel à des compétences développées au cours de la formation à l’EEIE. Parmi ces missions figurent les tests d’intrusion physique, l’ingénierie sociale (attaques consistant en demandes de login et mots de passe par téléphone, au cours desquelles 40 à 50 % des personnes appelées finissent par se laisser convaincre de donner leurs identifiants), ainsi que la recherche d’informations de sources ouvertes,  sur l’entreprise donneur d’ordre.
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Les entreprises françaises sont, de plus en plus souvent, à la merci des attaques de hackers et d’espions industriels. A tel point que ces arnaques auraient coûtées près de 300 millions d’euros ces trois dernières années. En réaction à ces menaces, la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) et le Medef vont sceller, ce mercredi, un accord pour endiguer le phénomène. Ce mardi, c’est l’Office central pour la répression de la grande délinquance financière (OCRGDF) qui officialisait un accord signé avec l’Epita, l’école des ingénieurs du numérique, pour lutter contre «le fléau des escroqueries aux faux virements».

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Un rapprochement de la sécurité avec l’intelligence économique

Parallèlement au développement de l’enjeu sécuritaire s’est développé en France la notion d’intelligence économique. Moins basée sur la protection que sur la recherche d’informations, l’intelligence économique en tant que concept a émergé dans la seconde partie des années 90. Immédiatement, au contraire de la sécurité des entreprises, des formations ont vu le jour. En 1997, Christian Harbulot crée l’Ecole de guerre économique (EGE), une formation qui fait encore référence aujourd’hui. Le MBA de l’école est premier au classement SMBG 2014. D’autres écoles voient également le jour à cette période, comme l’Ecole Européenne d’Intelligence Economique (EEIE). On trouve aujourd’hui des formations spécialisées en Intelligence Economique dans les grandes écoles de commerce et d’ingénieurs et à l’université.

Selon Christian Harbulot, directeur de l’EGE, et Oliviers Hassid, la tendance est au rapprochement entre ces deux pôles stratégiques des entreprises, tant leur rapport à l’information, que ce soit sa protection ou sa recherche, peut être similaire. Ainsi, les formations qui devraient voir le jour selon les prospectives de ces deux experts pourraient joindre les deux domaines à l’avenir.

Les enjeux sont nombreux. Les fraudes sont, comme le montre les sommes perdues ces trois dernières années, de plus en plus sophistiquées. La cybercriminalité est en expansion, et les risques géopolitiques et la sécurité des entreprises à l’international peuvent s’accroître dans un contexte de plus en plus instable.

 

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